Le nouveau livre de François Hollande “Changer de destin” est disponible en librairie à partir du 23 février. Il le présente ainsi :
« Pour que les Français me fassent confiance, ils doivent davantage me connaître. Ainsi, je veux leur parler franchement de mon parcours, de notre avenir et, surtout de mon projet pour la France. »
Dans cet ouvrage, le candidat évoque sa vocation politique, ses valeurs, son choix de se porter candidat, ses attentes pour les Français et la France. Il évoque la personne qu’il est et le Président qu’il sera. Et “surtout une volonté : celle de faire de la France un exemple parmi les nations”. Voici quelques extraits.
« Je suis candidat pour changer le destin de la France. En écrivant ces lignes, je pèse la lourde responsabilité qui est la mienne. Changer le destin de la France ? N’est-ce pas un but inaccessible ? N’est-ce pas une ambition présomptueuse quand tant de contraintes pèsent sur la nation ? N’est-ce pas hors de portée quand tant de mes concitoyens doutent de la politique ? Eh bien non ! La France se trouve à un moment décisif de son histoire. Dix ans de pouvoir conservateur l’ont conduite là où elle est, c’est-à-dire au bord d’une rupture avec elle-même. Elle doit changer de voie. Entre la fuite en avant dans les excès et le redressement dans la justice, elle doit choisir » (p.7-8)
« C’est la gravité de la situation qui m’a décidé à me présenter devant les Français. Je savais, dès l’été 2007, que le chef de l’Etat avait engagé une politique fiscale aussi aventureuse qu’injuste, dont la triste conséquence serait la dégradation de nos comptes publics. Ce qui n’a pas manqué d’arriver. » (p.19)
« Cette politique aurait pu avoir une excuse si elle avait fonctionné. Or si l’on a dit : « Travaillez plus ! », on n’a rien produit…de plus. La croissance française depuis 5 ans est l’une des plus médiocres en Europe. Le déficit extérieur atteint des niveaux records. Le pouvoir d’achat stagne pour toutes les catégories. Le chômage a atteint son niveau le plus élevé depuis douze ans. La France est à la traîne. » (p.43)
« L’ouvriérisme était une dérive du socialisme, l’oubli des ouvriers est une dérive du libéralisme. C’est le rôle de la gauche que de réhabiliter le savoir-faire, la culture technique, la conscience laborieuse. L’enseignement technologique, l’alternance, les écoles professionnelles et d’ingénieurs, la promotion des salariés qui commencent au bas de l’échelle, l’attention au monde des ateliers et des laboratoires : autant d’actions décisives pour le redressement du pays et la promotion des valeurs républicaines » (p.56)
« Ce qui nous menace, c’est moins une nouvelle révolte des banlieues, comme en 2005, que l’éclatement, la fragmentation, l’enfermement dans des espaces délimités. Bref un conflit de territoires, une géographie de la stratification sociale et ethnique. Aucun citoyen ne doit s’en accommoder. Car cette dérive est mortifère pour la nation. Le sursaut n’est pas qu’économique. Il est civique, d’où l’enjeu de l’école, l’insertion, de l’accompagnement vers l’emploi. » (p.78-79)
« Voudra-t-on poursuivre dans la voie d’une Europe de marché sans autre garde-fou que les disciplines budgétaires ? Ou bien le bon sens et le respect de l’esprit démocratique finiront-ils par l’emporter ? L’Europe, ses responsables doivent s’en convaincre, ne se fera pas sans les Européens. » (p.101)
« Le président ne doit pas être au four et au moulin. Il ne doit pas interférer dans le détail du travail des ministères. Il n’a que faire des jacassements de la rumeur.Mon rôle ne consistera pas à squatter ou à phagocyter par les moyens les plus incongrus, par els annonces les plus factices, les journaux télévisés en remuant l’air volatil de la communication. Ma mission consistera, si les Français en décident, à définir les grands objectifs et à m’y tenir. A dire à la nation la vérité sur sa situation. A mobiliser les énergies du pays pour affronter les défis. » (p.108-109)
« S’il est une mission décisive, s’il est une tâche présidentielle, s’il est un sens à l’action collective, c’est de rendre un avenir à cette génération qui en est tellement privée. Et s’il est une ambition sur laquelle je souhaite être jugé, à la fin de mon quinquennat, ce sera celle-là. Changer le destin donné aux enfants. Changer leur vie. » (p. 162)














